Société des Eaux et de l’Assainissement d’Alger
Barrage de Boukerdane | Tipasa  | ©KristaBoggs

La disponibilité de la ressource

De la sécurisation à la durabilité de la ressource

Alger est alimentée à 56 % par des eaux superficielles, à 21 % par des eaux souterraines et à 23 % par des eaux non conventionnelles (dessalement d’eau de mer). Un effort particulier a été déployé par l’État en faveur de la diversification des ressources dans le souci de garantir leur disponibilité durable et de préserver les eaux souterraines à long terme. Cet effort s’est notamment matérialisé par la mise en service, en février 2008, du barrage de Taksebt (capacité 181 Millions de m3) et par la mobilisation d’eaux non conventionnelles afin de sécuriser l’alimentation en eau potable de la Capitale en cas de sécheresse et d’anticiper sa croissance démographique: La station de dessalement d’eau de mer du Hamma (SDEM) a été mise en service en février 2008 (capacité nominale 200 000 m3/j) et la station de Fouka en juin 2011 (capacité nominale 120 000 m3/j). Cette sécurisation par des ressources non conventionnelles positionne aujourd’hui Alger en leader, parmi les grandes métropoles du pourtour méditerranéen.SEAAL a, pour sa part, renforcé la capacité de production préexistante, notamment les ressources souterraines de la nappe de la Mitidja avec la réhabilitation des forages au nombre de 244, pour atteindre les 298 000 m3/j et a réhabilité les usines de traitement d’eau potable de Boudouaou, d’une capacité de production de 540 000 m3/j et celle du « SAA », d’une capacité de production de 130 000 m3/j.Ces efforts ont permis d’augmenter la capacité de production de l’eau potable dans la wilaya d’Alger de 800 0000 m3/j en 2006 à 1.9 millions m3/j en 2014, pour des besoins en pointe actuels de l’ordre de 1,2 Millions de m3/j. La sécurité d’approvisionnement est ainsi désormais assurée selon les standards internationaux.La Wilaya de Tipasa est alimentée quant à elle, à 34% par des eaux superficielles, 44 % par des eaux souterraines et à 22 % par des eaux non conventionnelles. Les travaux de transfert engagés par la Direction des Ressources en Eau permettent de mieux utiliser les eaux dessalées de Fouka. Le système Kef Eddir, localisé à l’extrême ouest de la Wilaya, complètera et sécurisera l’approvisionnement en eau à l’horizon 2016/2017.SEAAL a engagé des travaux de réhabilitation et de maintenance des forages. 14 ont été remis à niveau depuis 2012. Les équipes SEAAL ont utilisé des outils performants de diagnostic, tels que l’auscultation par caméra endoscopique. La Wilaya dispose actuellement de 105 forages 15 nouveaux forages sont en cours de réalisation (dont 10 par la DRE.WT) et 28 forages supplémentaires sont prévus sur l’ensemble du périmètre de la Wilaya d’ici fin 2014.À l’arrivée de SEAAL, en 2012, la production était de 88 000 m3/jour, elle dépasse actuellement les 205.000 m3/jour, grâce à la mobilisation de la ressource souterraine et la nette augmentation des transferts. L’augmentation de la capacité de traitement de Sidi-Amar (capacité actuelle 34 000 m3/jour) permettra, dès 2015, de produire 50 000 m3/jour à partir des eaux du barrage de Boukerdane.L’objectif est d’atteindre globalement, à l’horizon 2016, une capacité de production de plus de  300 000m3/jour, ce qui permettra de faire face aux besoins de l’ensemble de la population de la Wilaya de Tipasa, en période de pointe estivale.Cette évolution, tant à Alger qu’à Tipasa, repose sur un effort d’investissement très important, consenti par l’État, tant en ce qui concerne les nouveaux ouvrages que la remise à niveau de ceux existant.Les besoins ont été identifiés, priorisés et planifiés à moyen terme. Plusieurs projets concernent la filière production sur Alger et Tipasa. Ils ciblent un objectif très clair : Sécuriser le H24 à Alger et l’atteindre d’ici 2016 à Tipasa, en produisant une eau de qualité irréprochable. Parmi les projets, la gestion en temps réel et à distance des ouvrages grâce au système de Télé-contrôle, la réhabilitation des principales stations de traitement (Boudouaou, SAA pour Alger, Sidi Amar pour Tipasa) et des stations de pompage stratégiques (complexe d’El Harrach, Bordj el Kiffan, Gué de Constantine, Hydra, Bir Mourad Rais) et enfin, la réhabilitation d’une trentaine de forages par an.

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