Société des Eaux et de l’Assainissement d’Alger
Production | Station de traitement | Sidi Amar | ©KristaBoggs

Traitement des eaux

De la source à la station de traitement

Quelle que soit leur provenance, les eaux prélevées dans le milieu naturel ne sont jamais distribuées sans traitement. Ainsi, les eaux souterraines font l’objet d’un ajout d’une quantité infime de chlore pour garantir leur conformité bactériologique. Les eaux de surface, plus exposées aux risques de pollution, passent par un processus de traitement plus approfondi. Les Eaux dessalées, quant à elles, sont produites par osmose inverse puis reminéralisées et chlorées afin de satisfaire les normes de potabilité.

Nos Stations de traitements des Eaux

SEAAL gère et exploite cinq stations de traitement d’eau sur les périmètres d’Alger et de Tipasa.

1 – La station de traitement d’eau de Boudouaou

Mise en service en 1986, la station de traitement d’eau de Boudouaou est, historiquement, la plus importante infrastructure de production des eaux conventionnelles alimentant la Capitale. Elle fait partie du système SPIK (Système de Production Isser Keddara) et est alimentée à partir du barrage de Keddara (capacité 142 Millions m3), lui-même principalement alimenté par pompage depuis le barrage de Beni Amrane (capacité 12 Millions m3), approvisionné par l’oued Isser et, en dépannage, par délestage du barrage de Koudiat Accerdoune (capacité 640 Millions m3).

Un site de production névralgique pour la Capitale

Aujourd’hui encore, près d’un Algérois sur trois étanche sa soif avec de l’eau en provenance de Boudouaou. 300 000 m3 y sont produits quotidiennement avec une marge de manœuvre importante, puisque sa capacité de production peut atteindre, en cas de besoin, 540 000 m3/j, soit environ la moitié des besoins globaux en eau potable de la Capitale. Elle est dotée d’une capacité de stockage de 150 000 m3.Le traitement de l’eau est opéré grâce à une série d’étapes successives, un processus complexe garantissant une eau de qualité répondant rigoureusement aux normes de potabilité algériennes. Une particularité : l’unité de traitement au charbon actif qui permet de garantir la qualité organoleptique de l’eau en traitant efficacement les goûts observés sporadiquement sur l’eau brute, lorsque des micro-algues se développent, en période estivale, dans le barrage de Keddara.

2 – La Station de traitement de Mazafran (SAA)

La station de traitement de Mazafran, communément appelée SAA (Sécurité-Alger-Alimentation en eau potable), a été construite en urgence au début des années 2000, en pleine sècheresse, avec l’objectif de renforcer l’alimentation en eau de la zone ouest d’Alger, particulièrement mal desservie à l’époque. La SAA assure aussi bien le transfert, à partir des barrages de Bouroumi et Boukerdane, que le traitement et le stockage de l’eau. Sa capacité de traitement est de 130 000 m3/j. En pratique, elle traite quotidiennement un volume compris entre 50 000 et 100 000 m3, en fonction des besoins de l’ouest d’Alger.C’est une station monobloc constituée de 26 unités modulaires conçues pour un traitement classique : oxydation avec traitement au chlore, coagulation, floculation, décantation, filtration et, enfin, refoulement vers les réservoirs de stockage.

3 – La station de traitement d’eau de Taksebt

Cette station, mise en service en juillet 2008, a été construite par SNC LAVALIN / DEGREMONT puis exploité par SNC LAVALIN jusqu’en 2013. Elle a été reprise en gestion par SEAAL le 18 juillet 2013 et est désormais le plus important ouvrage de traitement d’eau géré par la SEAAL. C’est aussi la plus importante station de traitement d’eau potable algérienne, en capacité. Elle a une vocation régionale, puisqu’elle alimente 25 communes et assure l’approvisionnement de trois wilayas, Alger, Boumerdes, et Tizi-Ouzou.Alimentée à partir du barrage de Taksebt (capacité 181 Millions m3), elle est constituée d’une usine de traitement de 605 000 m3/j, dotée d’une filière classique coagulation, floculation, décantation, filtration, de dernière génération. Elle dispose d’une capacité de stockage, sur site, de 28 000 m3.Le projet Taksebt, dans son ensemble, comprend également une station de pompage de 613 000 m3/j (5 groupes de pompages + 1 en secours de 1.42 m3/s chaque), 98 km d’adduction dont 10 km en tunnel et 196 équipements hydrauliques annexes.

4 – La station de traitement de Sidi Amar à Tipasa

Cette station, alimentée à partir du barrage de Boukerdane (capacité 105 Millions m3), a bénéficié d’importants travaux de réhabilitation avant d’atteindre un volume de production de 34 000 m3/jour. Un projet d’extension de cette station est en cours, sa finalisation est prévue en 2015.

5 – Station monobloc de Hamr el Ain (Tipasa)

C’est une petite station monobloc mise en service en 2003, d’une capacité de production de 5 000 m3/jour qui dessert les communes de Hamr El Ain, Bourkika et les agglomérations limitrophes. Son processus est classique avec une filière coagulation, floculation, décantation, filtration et désinfection par injection de chlore.

Nos stations de dessalement d’eau de mer

SEAAL est alimentée par deux stations de dessalement majeures, exploitées par des intervenants tiers et par deux stations de dessalement monobloc de petite capacité, gérées en propre.

1 – Station d’El Hamma (Alger)

Mise en service en février 2008 et exploitée par HWD (Hamma Water Desalination), elle a une capacité de production nominale de 200 000 m3/jour et une production effective moyenne de l’ordre de 172 000 m3/j (moyenne 2013). Elle fournit l’eau en gros à SEAAL, par refoulement vers les 3 réservoirs de Kouba 97, Garidi et Harcha.

2 – Station de Fouka (Tipasa)

Mise en service en juin 2011 et exploitée par MYAH Tipasa, elle a une capacité de production théorique de 120 000 m3/jour et une production effective moyenne de l’ordre de 106 000 m3/j. Elle fournit l’eau en gros à SEAAL, par refoulement vers les réservoirs de Sahel, au profit d’Alger et de Mouaz, pour Tipasa.

3 – Station monobloc de Palm Beach (Alger)

Exploitée par SEAAL, cette petite station de dessalement par osmose inverse a été mise en service en mai 2004. D’un débit nominal de 2 500 m3/j, elle a produit en 2012 environ 1 000 m3/j, production qui dessert la localité de Palm Beach.

4 – Station monobloc de Bousmail (Tipasa)

Exploitée par SEAAL, cette petite station de dessalement par osmose inverse, produit quotidiennement environ 3 000 m3/j. Elle a été réhabilitée en 2013 pour accroitre sa capacité de production dans l’attente de la mise en service du Système Kef Eddir, prévu à l’horizon 2016/2017.

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